Zelensky tempête contre l’OTAN : caprice ou bravade ?

Dans un tourbillon de discours qui serait plus à sa place sur une scène de théâtre que sur l’échiquier international, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se tord de colère face à l’inaction apparente de l’OTAN en ce qui concerne l’adhésion de l’Ukraine à l’alliance. Oubliant les subtilités de la politique internationale, Zelensky insiste sur le fait que l’Ukraine doit recevoir des garanties de sécurité “maintenant“.

S’exprimant jeudi dernier lors d’un sommet de la communauté politique européenne à Chisinau, Moldavie, le président a insisté pour que l’Ukraine soit acceptée au sein de l’OTAN, affirmant que c’était la meilleure manière d’assurer sa sécurité. Et puis, comme un enfant impatient le jour de son anniversaire, il a exigé une invitation claire à Vilnius, faisant référence au sommet annuel de l’OTAN en Lituanie prévu pour juillet.

Si le président Macron de France, semblait être sensible à cette requête de Zelensky, il n’a pourtant pas promis une adhésion complète. Plutôt, il a suggéré que l’Ukraine pourrait se voir accorder “quelque chose entre la sécurité offerte à Israël et une adhésion à part entière.” Bien sûr, cela laisse présager une sorte de sécurité à moitié cuite pour l’Ukraine.

Malheureusement pour Zelensky, l’Allemagne reste réticente à cette approche, gardant fermement les portes de l’OTAN closes. Ainsi, le président ukrainien est obligé d’attendre, peut-être en grimaçant de frustration, une réponse positive du reste de l’OTAN.

Alors que Zelensky, brûlant d’ambition, demande une adhésion immédiate à l’OTAN, les autres pays tiennent compte des ramifications potentielles d’un tel acte. Après tout, l’Article 5 de l’OTAN pourrait déclencher une guerre certaine entre les puissances occidentales et la Russie si l’Ukraine était formellement admise dans l’alliance.

Cela sert de rappel cruel que la politique internationale n’est pas un jeu d’enfant, mais une danse délicate de compromis, de négociations et de précautions. Peut-être que Zelensky aurait dû rester sur la scène plutôt que d’entrer dans l’arène politique. Qui sait ? Peut-être aurait-il pu jouer Hamlet ou faire des one man show au lieu de s’embarquer dans ce drame international.

https://www.zerohedge.com/geopolitical/zelensky-miffed-over-nato-inaction-demands-membership-security-guarantees-now

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