Vaccins à ARNm : la méga-supercherie ?

Une nouvelle étude publiée dans la prestigieuse revue Nature soulève des questions importantes sur la technologie de l’ARN messager utilisée dans certains vaccins contre la Covid-19. Selon cette recherche menée par une équipe de vingt scientifiques, un ingrédient clé de ces vaccins à ARNm, la 1-méthylpseudo-uridine, perturbe le processus de fabrication des protéines dans environ un tiers des cas.

Au lieu de produire uniquement la protéine de pointe prévue pour entraîner le système immunitaire à reconnaître le virus, des erreurs aléatoires créent également d’autres protéines inconnues. Bien que l’étude ne prouve pas que ces protéines inattendues causent des effets secondaires néfastes, elle souligne le manque de contrôle sur ce qui est réellement produit par ce type de vaccins.

Les auteurs estiment que le problème pourrait être résolu en modifiant la conception des séquences d’ARN messager. Mais pour l’instant, une partie significative des milliards de brins d’ARN injectés avec les vaccins Pfizer et Moderna coding pour des protéines aléatoires au lieu de la protéine cible. L’étude a été rédigée de manière prudente et ses conclusions positives sur l’avenir de la technologie ARNm ont facilité sa publication (pour mieux cacher les vrais problèmes).

Néanmoins, les implications sont préoccupantes. Des protéines non testées sont produites à grande échelle dans des centaines de millions de personnes. Et la phrase d’Anne Willis, l’une des scientifiques co-auteures, est révélatrice : “Le problème ne fait qu’engendrer une augmentation des risques (de toxicité).”

Au-delà des risques potentiels, cette étude soulève des questions fondamentales. Pourquoi de tels essais cliniques de phase 3 n’ont-ils pas détecté un problème aussi fondamental ? Pourquoi des agences de santé comme la FDA ont-elles accordé une autorisation en urgence sans exiger plus de tests précliniques ? Et pourquoi les fabricants de vaccins comme Pfizer n’ont pas investigué plus avant un ingrédient clé de leur produit avant utilisation à grande échelle ?

Ce phénomène de production aléatoire de protéines erronées pourrait expliquer l’émergence de troubles immunitaires chez certains vaccinés. Cette étude met en lumière un « effet imprévu des vaccins à ARN messager ». En perturbant la fabrication normale de protéines par les cellules, ces vaccins pourraient « mettre le bordel », selon l’expression d’un des auteurs, dans le système immunitaire de nombreux receveurs.

La production incontrôlée d’antigènes inhabituels pourrait provoquer des réactions auto-immunes conduisant le système immunitaire à s’attaquer aux tissus de l’organisme. Ce scénario, redouté par certains spécialistes dès le début du développement des vaccins à ARNm, correspondrait aux troubles à médiation immunitaire de plus en plus rapportés dans la littérature médicale.

Le public a été assuré à maintes reprises que ces vaccins à ARNm étaient sûrs et efficaces. Pourtant, presque deux ans après le début des campagnes de vaccination, des inconnues majeures subsistent sur leur fonctionnement.

Cette affaire rappelle les nombreuses controverses entourant la technologie de l’ARN messager, des risques de maladies auto-immunes aux inquiétudes sur la biodistribution et la persistance de nanoparticules lipidiques dans l’organisme.

Au-delà du cas particulier des vaccins Covid-19, se pose la question du contrôle démocratique des innovations biomédicales majeures. De la 5G à l’édition du génome humain, le progrès technologique pose autant de questions éthiques que scientifiques. Et dans un contexte de privatisation croissante de la recherche, l’intérêt public se trouve trop souvent relégué au second plan.

https://www.nature.com/articles/s41586-023-06800-3

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