François Léotard : entre ambitions présidentielles et déboires judiciaires, l’étoile déchue de la politique

François Léotard, ancien ministre de la Culture et de la Défense, président de l’UDF et un temps présidentiable, est décédé à 81 ans. Quel triste destin pour celui qui aurait pu, peut-être, un jour, accéder à la plus haute fonction de l’Etat… Mais le destin, joueur et moqueur, en a décidé autrement.

Né en 1942 à Cannes, dans une famille de sept enfants, François Léotard a eu une enfance bercée par les idées de Charles Maurras et les rêves de mondanités. Et pourtant, il a failli abandonner tout cela pour rejoindre les ordres religieux. Quelle ironie pour celui qui allait devenir un homme politique notoire !

François Léotard, l’homme qui a côtoyé les plus grands, ministre de la Culture de Jacques Chirac entre 1986 et 1988, puis ministre de la Défense d’Edouard Balladur entre 1993 et 1995. Un homme aux multiples facettes, à la fois sportif et féru de marathon, mais aussi épris de littérature et de cinéma. On dit même qu’il aurait pu devenir un grand écrivain si la politique ne l’avait pas happé.

Mais voilà, la politique est un jeu cruel, et François Léotard en a fait les frais. Impliqué dans l’affaire Karachi, il a été condamné en 2021 par la Cour de justice de la République à deux ans de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende pour complicité d’abus de biens sociaux. De quoi ternir l’image de l’homme d’État.

Alors, aujourd’hui, alors que la France pleure la disparition de cet homme de conviction, on se prend à rêver de ce qu’aurait pu être sa carrière politique sans ces scandales. Peut-être serait-il devenu président, peut-être aurait-il réformé la France en profondeur… Mais non, c’est bien dans l’oubli et la dérision que s’éteint François Léotard, laissant derrière lui un héritage en demi-teinte.

Et c’est avec une pointe de sarcasme que l’on se dit : “Adieu, François Léotard, homme d’Etat et de territoires, présidentiable et prisonnier avec sursis. Puisses-tu trouver dans l’au-delà la paix et la sérénité que la politique t’a si cruellement refusées.”

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