France : l’oeil omniprésent

La France, pays des droits de l’homme, semble avoir oublié ce que signifie le mot “droit“. En 2023, la reconnaissance faciale est devenue une réalité quotidienne, une réalité qui fait froid dans le dos. La France est devenue le terrain de jeu préféré des amateurs de surveillance de masse.

Le gouvernement français a adopté une loi permettant la surveillance vidéo en temps réel lors des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. L’excuse ? La sécurité. Mais à quel prix ? La loi autorise l’utilisation de logiciels pour identifier des menaces potentielles comme des mouvements de foule dangereux et des sacs abandonnés. Mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas de votre sécurité, mais de votre surveillance.

La loi interdit l’utilisation de la reconnaissance biométrique, comme la reconnaissance faciale. Mais ne vous réjouissez pas trop vite. Les militants soutiennent qu’elle ouvre néanmoins les vannes à une surveillance automatisée potentiellement discriminatoire et nuisible à la vie privée. Vous voyez, même sans reconnaissance faciale, les algorithmes analyseront votre comportement et vos données physiques, qui sont des données qui doivent être protégées.

PARAFE

Et que dire du projet PARAFE, qui a installé des portiques de sécurité équipés de reconnaissance faciale dans plusieurs aéroports et gares de France depuis 2017 ? Ou du projet MONA, qui a débuté en 2020 aux aéroports de Lyon et Orly pour des vols au sein de l’Union européenne ? Ces projets sont justifiés par une rhétorique ultralibérale : plus de “fluidité” ou de “rapidité“. Mais à quel coût pour notre vie privée ?

La Quadrature du Net, une ONG, a qualifié cette loi de “pire tournant technologique des dernières années en France”. Et ils ont raison. Nous donnons à la police d’immenses pouvoirs d’analyse et d’inspection sur nous et sur nos corps. Cette loi cache cela sous le prétexte de l’expérimentation.

Alors, que faire ? Ne baissons pas les bras. Au contraire, prenons conscience de la nécessité de lutter contre ces dispositifs et demandons leur interdiction. Des interdictions ont déjà été prises aux États-Unis et un mouvement similaire s’est lancé en Europe.

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