Salon du bourget : le ciel nous tombe sur la tête, merci les drones

Le Salon du Bourget est une vitrine prestigieuse. Mais cette année, le spectacle a pris une tournure inquiétante. Les drones, ces petits engins volants autrefois réservés aux amateurs de technologie et aux cinéastes, ont envahi le salon. Et pas n’importe quels drones. Des drones kamikazes, des drones de renseignement, des drones tactiques. Un véritable arsenal volant qui a de quoi donner des sueurs froides.

L’Américain General Atomics, fabricant du Reaper, a fièrement présenté son nouveau modèle, le MQ-9B. Un nom qui sonne comme celui d’un robot de science-fiction, mais qui cache une réalité bien plus sombre. Le Reaper est utilisé par plusieurs armées européennes, dont la France. Un drone de combat, capable de mener des missions de reconnaissance et d’attaque. Un engin de mort, en somme.

Et que dire de l’Eurodrone d’Airbus ? Présenté avec trois ans de retard, il a reçu une notification pour un contrat de 7,1 milliards de dollars. Une somme astronomique pour un drone qui ne volera pas avant 2026. Pendant ce temps, le Patroller de Safran, un drone tactique, équipera l’armée française dès cet été. Une course à l’armement qui semble ne connaître aucune limite.

Mais la palme de l’absurdité revient sans doute à Turgis & Gaillard. Cette entreprise, peu connue du grand public, a dévoilé le prototype de l’Aarok, un drone multi-mission. Reconnaissance, combat, l’Aarok sait tout faire. Et il démarrera ses premiers tests en vol fin 2023. Un drone conçu en secret, pour plus de dix millions d’euros. Une somme colossale pour un engin dont on ignore encore tout.

Alors oui, les drones ont leur place dans le monde de l’aviation. Ils peuvent être utiles, voire indispensables dans certaines situations. Mais à quel prix ? À quel point sommes-nous prêts à sacrifier notre sécurité, notre vie privée, pour ces engins volants ? Le Salon du Bourget 2023 a apporté une réponse claire à cette question. Et elle n’est pas rassurante.

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