Réseaux sociaux coupés: la folie politique

Dans un monde où la liberté d’expression est de plus en plus menacée, voici une nouvelle proposition qui pourrait bien faire sourire, si elle n’était pas aussi terrifiante. Fabien Roussel, député communiste, propose de couper l’accès aux réseaux sociaux “quand ça chauffe dans le pays“. Une idée qui pourrait sembler judicieuse à première vue, mais qui, à y regarder de plus près, est aussi absurde que dangereuse.

Roussel semble oublier que nous vivons à l’ère du numérique, où l’information circule à la vitesse de la lumière. Couper l’accès aux réseaux sociaux reviendrait à plonger le pays dans l’obscurité, à priver les citoyens de leur droit à l’information. Et puis, qui déciderait de quand “ça chauffe” exactement ? Le gouvernement ? Les entreprises de réseaux sociaux ? Les algorithmes ?

Et puis, il y a Emmanuel Macron. Le président de la République, qui n’hésite pas à utiliser les réseaux sociaux pour communiquer avec les citoyens, a demandé le retrait des contenus les plus sensibles et a appelé à un “esprit de responsabilité” de la part des plateformes. Macron semble oublier que la liberté d’expression est un droit fondamental, et que la censure n’est jamais la solution.

Enfin, il y a Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, qui accuse Snapchat d’être un vecteur de violence. Selon lui, l’application permettrait aux jeunes de s’organiser pour commettre des exactions. Une accusation grave, qui semble oublier que Snapchat est avant tout une plateforme utilisée par des millions de personnes pour partager des moments de leur vie quotidienne.

Il semble que nos politiciens ont encore du mal à comprendre le rôle et l’importance des réseaux sociaux dans notre société. Au lieu de chercher à les contrôler ou à les censurer, ils feraient mieux de les utiliser pour dialoguer avec les citoyens et comprendre leurs préoccupations. Car après tout, les réseaux sociaux ne sont que le reflet de notre société : ils amplifient les voix, les idées et les émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

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