Massacre saoudien: les éthiopiens abattus

Entre mars 2022 et juin 2023, les gardes-frontières saoudiens ont tué des centaines de migrants et demandeurs d’asile éthiopiens qui tentaient de franchir la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite. Et pendant que les officiels saoudiens dépensent des milliards pour redorer leur blason à travers le sport, ils commettent des atrocités loin des regards.

Selon un rapport de Human Rights Watch, si ces meurtres sont le fruit d’une politique gouvernementale saoudienne, ils pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité. Les gardes-frontières saoudiens n’ont pas hésité à utiliser des armes explosives contre ces migrants, y compris des femmes et des enfants. Dans certains cas, ils ont même demandé aux migrants quelle partie de leur corps ils devraient viser avant de tirer.

Ces migrants, en quête d’une vie meilleure, sont souvent victimes d’extorsions de la part des forces Houthi, qui collaborent avec des passeurs. Ces derniers les conduisent à des centres de détention où ils sont maltraités jusqu’à ce qu’ils puissent payer une “taxe de sortie“.

Les migrants, souvent en groupes de 200 personnes, tentent régulièrement de franchir la frontière. Ces groupes sont majoritairement composés de femmes et d’enfants non accompagnés. Les gardes-frontières saoudiens, dans leur grande “générosité”, les accueillent avec des tirs de mortier et d’autres armes explosives. Les survivants racontent des scènes d’horreur, avec des corps de femmes, d’hommes et d’enfants éparpillés dans le paysage montagneux.

Des vidéos et des photos vérifiées montrent des migrants morts et blessés sur les sentiers, dans les camps et dans les installations médicales. Des analyses géospatiales ont révélé l’existence de sites funéraires près des camps de migrants.

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