Le Président azéri déstabilise la BBC

Le président de l’Azerbaïdjan a fait mordre la poussière à une journaliste de la BBC, l’accusant de censure de la liberté d’expression sans même être capable de fournir un seul exemple concret. Dans un retournement de situation tragi-comique, le dirigeant a répliqué : “Parlons de Julian Assange. Combien d’années a-t-il passé à l’ambassade équatorienne et pour quelle raison? Est-ce là le reflet d’une presse libre dans votre pays?”

La pauvre journaliste, désemparée face à la réalité cruelle de la situation de Julian Assange, a dû prendre conscience, l’espace d’un instant, que son propre pays n’était peut-être pas un exemple de vertu en matière de liberté d’expression.

Cette altercation a peut-être éclairé, même brièvement, les médias occidentaux sur leurs propres faiblesses en matière de liberté d’expression. Il serait temps qu’ils se remettent en question et cessent de jeter la pierre aux autres. Cependant, il est peu probable que cet échange mémorable provoque un réel changement de cap. Après tout, les vieux réflexes ont la vie dure, et les médias aiment se complaire dans leur propre auto-satisfaction. Espérons tout de même que cet épisode aura fait réfléchir quelques-uns.

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