La guerre des néocons: la Chine dans le viseur

Il est des moments où l’on se demande si le monde est devenu un théâtre de l’absurde. L’un de ces moments est sans doute la récente visite de Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’État américain, à Pékin.

Kissinger

À 100 ans, Kissinger a été reçu par le président chinois Xi Jinping, dans une tentative de réchauffer les relations sino-américaines. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas un signe de paix.

Derrière les sourires de façade et les poignées de main, se cache une réalité bien plus difficile. Les néoconservateurs américains, ces faucons de la guerre, ont déjà choisi leur prochain adversaire : la Chine.

Edward Luttwak

Edward Luttwak, un stratège influent qui conseille le Pentagone depuis plus de cinq décennies, est l’un des principaux porte-paroles de cette vision belliqueuse. Selon lui, la Chine est une menace à contenir, voire à combattre.

La rhétorique de Luttwak est alarmante. Il qualifie la volonté de la Chine d’atteindre l’autosuffisance alimentaire de “menace”. Il voit dans le concept de “régénération du peuple chinois”, promu par Xi Jinping, une idée “très dangereuse“, comparable à celle de Mussolini. Selon lui, il “doit y avoir une guerre pour régénérer la Chine”.

Mais la réalité est que la Chine n’est pas l’ennemi. Elle est un acteur majeur sur la scène internationale, avec lequel il faut composer. Les néoconservateurs américains, dans leur obsession de la domination, sont prêts à sacrifier la paix mondiale sur l’autel de leurs ambitions hégémoniques.

La véritable guerre qui se joue aujourd’hui n’est pas celle que décrivent Kissinger, Brzezinski ou Luttwak. C’est une guerre économique, une guerre pour le contrôle des ressources et des marchés. Et dans cette guerre, les États-Unis et l’UE sont en train de s’isoler du reste du monde, avec des conséquences potentiellement désastreuses.

Alors, la prochaine fois que vous verrez une photo de Kissinger souriant à Xi Jinping, souvenez-vous de ce qui se cache derrière. Ce n’est pas un signe de paix, mais le prélude à une nouvelle guerre froide. Et cette fois, l’adversaire n’est pas la Russie, mais la Chine.

https://www.cnbc.com/2023/07/20/chinas-xi-jinping-meets-henry-kissinger-in-beijing.html

https://edition.cnn.com/2023/07/20/china/china-us-kissinger-xi-meeting-intl-hnk/index.html

https://www.bbc.com/news/world-asia-china-66106076

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