La France vole toujours l’Afrique

La Françafrique, ce terme qui évoque une relation ambiguë entre la France et l’Afrique, a longtemps été synonyme d’exploitation et de néocolonialisme. Aujourd’hui, alors que l’Afrique se lève pour réclamer son indépendance, la France semble toujours s’accrocher à ses vieilles habitudes.

Le 26 juillet, un coup d’État a éclaté au Niger, mettant en lumière l’exploitation continue de l’Afrique par la France. Bien que 68% de l’énergie française provienne du nucléaire, le Niger, fournisseur de 19% de l’uranium nécessaire, peine à alimenter 14,3% de sa population en électricité. Un contraste qui en dit long.

La Françafrique, c’est cette ombre qui plane sur l’Afrique, une mainmise économique et politique. Des pays comme le Niger restent sous-développés, malgré leurs richesses naturelles. Ibrahim Traore, leader du Burkina Faso, a récemment critiqué cette dépendance imposée, la comparant à une forme d’esclavage moderne.

La France, quant à elle, peine à justifier sa présence en Afrique. Son silence est assourdissant, laissant derrière elle violence et pauvreté. L’Occident s’inquiète de voir l’Afrique se tourner vers d’autres puissances comme la Russie ou la Chine. Pourtant, n’est-ce pas le droit de l’Afrique de choisir ses alliés ?

La guerre en Ukraine en 2022 a révélé le déclin de l’hégémonie occidentale. L’Afrique, autrefois silencieuse, explore désormais ses options géopolitiques, cherchant à diversifier son économie.

Le CFA, cette monnaie créée par De Gaulle en 1945 pour les anciennes colonies, est un autre symbole de cette domination. La France a souvent intervenu militairement pour protéger ses intérêts économiques en Afrique. Le CFA, bien que stable, a empêché de nombreux pays africains de contrôler leur propre économie.

Des pays comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc ont quitté le CFA dès leur indépendance, connaissant une prospérité relative. Le Botswana, avec sa propre monnaie, est un exemple de réussite économique en Afrique.

La France, dépendante de l’Afrique pour maintenir son statut de puissance mondiale, a souvent abusé de ses privilèges. Elle a le droit exclusif de vendre des équipements militaires à ses anciennes colonies et a le premier droit sur toutes les ressources naturelles découvertes.

L’Afrique, riche en ressources mais pauvre en capital, a longtemps été exploitée par l’Europe. Le chemin vers l’indépendance de l’Afrique passe par des leaders capables de rompre avec le passé colonial.

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