Bovinicide préconisé : la cour des comptes provoque une tempête dans l’étable

Mise à jour: Comment les médias vont aborder le sujet de la fermeture des exploitations agricoles aux Pays-Bas et aux États-Unis, ainsi que la proposition de réduction des élevages bovins en France par la Cour des comptes, étant donné qu’en 2020 ils soutenaient que ces informations étaient fausses ?

Voilà la dernière saillie de la Cour des comptes, l’institution réputée pour ses avertissements de fin du monde fiscal. Selon un récent rapport, elle conseille aux éleveurs bovins français de se débarrasser, bon gré mal gré, d’une partie importante de leur cheptel. Des recommandations chocs qui font ruminer la profession.

Elle tacle ainsi l’empreinte climatique de ces sympathiques ruminants qui produisent 11,8 % des émissions d’équivalents CO2 du pays. C’est sûr, les flatulences bovines n’ont rien de poétique. Mais de là à proposer une réduction massive du cheptel, cela ressemble à une tentative d’étranglement de notre tradition rurale.

Et si les éleveurs ont du mal à suivre le rythme, la Cour préconise une reconversion professionnelle. Une valse des métiers qui transforme l’agriculteur en une espèce de caméléon économique. C’est peut-être cela, le nouveau rêve français : d’éleveur à éleveur d’éoliennes en un claquement de doigts. Ridicule.

L’ironie de tout cela, c’est que la Cour affirme que cette réduction n’entraverait pas la souveraineté alimentaire de la France. Et même qu’elle pourrait être bénéfique pour la santé des Français. Selon elle, un tiers des citoyens consomme plus que les 500 g par semaine de viande rouge recommandés. Faire maigrir les Français en affamant les éleveurs, quel calcul épatant…

France, ile de france, paris 1er arrondissement, 13 rue cambon, palais cambon, cour des comptes, institution, etat, batiment facade sur rue, portail, Date : 2011-2012 Photo Gilles Targat

Mais la Cour des Comptes ne s’arrête pas là. Selon le rapport, la production d’énergie, par exemple le biogaz par méthanisation, pourrait être une opportunité pour les éleveurs. Pourquoi ne pas les transformer en producteurs d’électricité pendant qu’on y est ? On peut déjà les imaginer, plantant des panneaux solaires dans les pâturages. Dommage que les vaches ne soient pas équipées de panneaux solaires intégrés.

Après des siècles d’élevage bovin, la Cour des comptes veut nous faire prendre le taureau par les cornes et nous orienter vers un avenir étrangement dépourvu de bœuf. Un régime draconien pour nos éleveurs et une pilule difficile à avaler pour le reste d’entre nous. Mais ne vous inquiétez pas, on ne vous demandera pas de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Juste celle de votre vache.

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