Apple bannit chatGPT : crainte ou simple paranoïa ?

Pensez-vous que votre travail est sûr dans ce monde dominé par l’intelligence artificielle ? Pensez encore. Les entreprises tremblent devant l’éventualité de laisser leur précieuse propriété intellectuelle entre les mains digitales de l’IA. Même les titans technologiques tels qu’Apple se tournent vers des mesures défensives.

Apple, ce géant du numérique, s’est récemment distingué par une décision de censure. Il a interdit l’utilisation de ChatGPT, ainsi que d’autres outils d’intelligence artificielle à certains de ses employés, nous rappelant de manière amère que même dans le 21ème siècle, la paranoïa de l’entreprise est bien vivante et fringante.

Ne serait-ce pas là un raffinement de la stratégie de confidentialité d’Apple ? Cette même entreprise qui, au nom de la “sécurité des utilisateurs”, a refusé au FBI l’accès à un iPhone lié à une enquête sur le terrorisme ?

“ChatGPT pourrait divulguer des données confidentielles“, a déclaré un porte-parole d’Apple avec une gravité digne d’un film d’espionnage. Et ce n’est pas tout, l’entreprise s’est également opposée à l’utilisation du Copilote GitHub de Microsoft qui automatise la rédaction du code logiciel.

Le ChatGPT, produit de l’OpenAI soutenu par Microsoft, est un chatbot dérivé d’un modèle de langage capable de répondre aux questions, de rédiger des essais et d’exécuter d’autres tâches de manière presque humaine. Mais Apple craint que dans ce processus, certaines de ses précieuses données confidentielles ne soient envoyées aux développeurs de l’OpenAI.

Au milieu de ce remue-ménage, Apple développe également ses propres modèles de langage intelligents. Un mouvement stratégique pour rivaliser avec OpenAI ou une manœuvre pour cacher des informations ? Nous vous laissons décider.

Cependant, la question demeure : si une entreprise comme Apple ressent le besoin de restreindre l’utilisation de ces outils d’IA, qu’en est-il des autres organisations plus petites et moins fortunées ?

Le monde des technologies évolue à un rythme effréné. Il reste à voir si les entreprises parviendront à équilibrer leur soif d’innovation avec la nécessité de préserver leur propriété intellectuelle.

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