Amendes poulaillers: 1.200-6.000€/m², honteuse entrave à l’autonomie ?

Le cauchemar continue pour les amoureux de la nature et de l’élevage en plein air. Le gouvernement vient d’annoncer des amendes exorbitantes pour ceux qui osent installer un poulailler dans leur jardin. Comme si les Français n’avaient pas déjà assez de mal à boucler leurs fins de mois, voilà qu’on leur impose des contraintes financières pour un simple plaisir champêtre. Cela laisse songeur : le gouvernement préfère-t-il donc les poulets en batterie ?

Le ministère de la Bureaucratie (pardon, de l’Agriculture) a décidé de mettre les bouchées doubles pour dissuader les particuliers d’installer des poulaillers chez eux. Les contraintes sont telles que l’on se demande si le but n’est pas de décourager les citoyens d’adopter des poules, afin de les forcer à consommer davantage de viande issue de l’élevage industriel. Quel est l’intérêt, sinon, d’imposer des règles aussi draconiennes pour une activité aussi inoffensive que celle d’élever quelques poules ?

L’ARS vient de publier un communiqué alarmant sur la présence de polluants organiques dans plusieurs poulaillers en France. Les zones à risques concernent principalement l’Île-de-France, où les poulaillers sont désormais considérés comme une menace pour la santé publique. Les amendes prévues pour les récalcitrants sont dissuasives : il semble que le message soit clair, “laissez les poules aux élevages intensifs et contentez-vous de les manger sans poser de questions”.

Les poulaillers sont devenus le nouveau bouc émissaire de la pollution et de l’insalubrité. Il est désormais interdit d’installer un poulailler dans certains lotissements et, même dans les zones autorisées, les contraintes administratives sont telles qu’il faut être un véritable passionné pour se lancer dans l’aventure. Permis de construire, déclaration de travaux, voilà le parcours du combattant qui attend les amateurs d’œufs frais.

Alors que le gouvernement prétend défendre l’écologie et la santé publique, il semble étonnant de constater que les poulaillers sont désormais l’ennemi à abattre. Faut-il rappeler que les poules sont d’excellents éboueurs, qui permettent de réduire les déchets organiques ? Apparemment, le gouvernement préfère les incinérateurs et les élevages industriels, où les poulets sont entassés par milliers dans des conditions déplorables.

Il vaut mieux se contenter de consommer des œufs de batterie, sous peine d’être lourdement sanctionné. Merci, cher gouvernement, de veiller ainsi sur notre santé et notre bien-être.

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