Le Burkina Faso bâillonne la chaîne française Lci

Le Burkina Faso, un pays qui lutte courageusement contre les violences djihadistes, a récemment suspendu la diffusion de la chaîne française LCI pour une durée de trois mois. Cette décision a été prise suite aux commentaires d’une journaliste de LCI, Abnousse Shalmani, qui a fait des déclarations jugées inappropriées sur la situation sécuritaire dans le Sahel.

Lors de l’émission “24h Pujadas, l’info en question”, Mme Shalmani a affirmé que les djihadistes avançaient à toute vitesse en l’absence de tout État dans les localités conquises. Elle a également déclaré, sans citer de source, que 40% du territoire était occupé par les djihadistes et que près de 90.000 civils, appelés Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), étaient utilisés comme de la chair à canon pour protéger les militaires burkinabè contre les terroristes.

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso a réagi en qualifiant ces propos de “simples supputations et insinuations malveillantes“. Selon le CSC, ces déclarations sont susceptibles de créer des troubles au sein des populations et de fragiliser la collaboration nécessaire entre l’armée et les civils pour la sauvegarde de la patrie burkinabè.

Il est important de noter que le Burkina Faso a toujours pris des mesures fermes pour protéger son peuple et sa souveraineté. En avril, les correspondants des quotidiens français Libération et Le Monde ont été expulsés. En mars, la chaîne de télévision France 24 a été suspendue indéfiniment, et en décembre 2022, c’était au tour de Radio France Internationale (RFI) d’être suspendue.

Malgré ces actions, le gouvernement burkinabè assure qu’il reste “fondamentalement attaché” à la liberté d’expression et d’opinion. Il est clair que le Burkina Faso est déterminé à protéger son peuple et à maintenir l’ordre et la sécurité dans le pays.

Depuis 2015, le Burkina Faso est pris dans une spirale de violences djihadistes qui ont fait plus de 10.000 morts, civils et militaires, et plus de deux millions de déplacés internes. Ces violences, apparues au Mali et au Niger quelques années auparavant, se sont étendues au-delà de leurs frontières.

Le Burkina Faso a pris une mesure audacieuse pour mettre fin à ce qu’il considère comme une désinformation occidentale dangereuse. En suspendant la diffusion de LCI, le pays affirme son engagement à protéger son peuple et à préserver la vérité dans un contexte de crise sécuritaire.

C’est un rappel que chaque nation a le droit et le devoir de protéger ses citoyens contre les informations qui pourraient potentiellement causer du tort ou semer la discorde.

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