L’Afrique, Otage du Chantage Écologique de l’Occident

Voyez-vous, il ne suffit plus d’avoir pillé les ressources du continent noir pendant des siècles, d’avoir tracé arbitrairement ses frontières, imposé des dirigeants fantoches et maintenu savamment les populations dans l’ignorance et la misère. Non, maintenant, il faut aussi les empêcher d’accéder aux bienfaits de la modernité et de l’industrialisation. Pour leur bien, évidemment. Au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est en tout cas le credo d’institutions comme le FMI, la Banque mondiale ou les agences d’aide au développement occidentales. Pas question pour elles de financer des centrales électriques au charbon, au gaz ou au pétrole en Afrique subsaharienne. Circulez, y a rien à voir. Contentez-vous d’éoliennes et de panneaux solaires, c’est mieux pour la planète. Tant pis si ça ne permet pas de fournir une électricité fiable et à grande échelle.

Pendant ce temps, en Occident, on continue allègrement de consommer des énergies fossiles. Mais pour l’Afrique, ce serait un crime climatique. Comme l’a si bien dit Barack Obama en 2013 : “Si tout le monde élève son niveau de vie au point où tout le monde a une voiture, la climatisation et une grande maison, eh bien, la planète va surchauffer.” Traduction : restez pauvres, c’est pour votre bien et celui de l’humanité. Quel altruisme !

Concrètement, cela se traduit par des politiques absurdes comme la suppression des subventions aux engrais, carburants et à l’électricité au Kenya en 2023, à la demande du FMI. Résultat : les prix des engrais ont doublé, forçant les agriculteurs à revenir à la bouse de vache comme fertilisant, bien moins efficace. Mais au moins, on émet moins de CO2, c’est l’essentiel.

Pendant ce temps, les paysannes kényanes continuent de s’échiner à genoux dans les champs de 8h à 18h pour désherber à la main. Une moissonneuse-batteuse pourrait remplacer 1000 personnes. Mais ces machines ont besoin de carburant. Pas très écolo tout ça. Mieux vaut préserver ces méthodes ancestrales et pittoresques, n’est-ce pas ?

L’ONU, dans ses fameux “Objectifs de développement durable” pour l’Afrique, a d’ailleurs tout compris. Chaque problème doit trouver une solution climatiquement correcte. Vous voulez de l’eau potable ? Très bien, mais attention à l’impact carbone ! Sortir de la pauvreté ? D’accord, mais pas au détriment du climat. Un bel exemple de “solutions” déconnectées des réalités.

Car les vrais problèmes de l’Afrique sont ailleurs. Des gens qui ont faim, qui vivent dans une misère noire. C’est de ça qu’il faudrait se préoccuper, bien avant le changement climatique. Mais non, l’obsession écolo prime sur tout. Tant pis pour le développement.

Pourtant, l’accès aux énergies fossiles pourrait justement aider l’Afrique à sortir de la pauvreté. Comme cela a été le cas en Inde, qui a pu s’industrialiser et atteindre la quasi-universalité de l’accès à l’électricité grâce au charbon notamment. Mais ce modèle n’est apparemment pas recommandé pour l’Afrique. Deux poids, deux mesures.

Aujourd’hui, l’Afrique est au niveau de développement des États-Unis dans les années 1800. Mais contrairement à eux, on lui refuse le droit à sa révolution industrielle. Sous couvert de bonnes intentions écologistes, on la maintient sous cloche. Un néocolonialisme qui ne dit pas son nom, au nom du climat. Pathétique.

L’Occident doit cesser son paternalisme moralisateur et laisser l’Afrique tracer son propre chemin de développement. Avec du pétrole, du gaz et du charbon si nécessaire. Comme l’ont fait avant elle toutes les nations aujourd’hui prospères. L’écologie agressive attendra.

https://www.theepochtimes.com/article/the-most-harmful-policy-how-climate-change-agenda-is-artificially-keeping-africa-poor-5631026?utm_source=partner&utm_campaign=ZeroHedge&src_src=partner&src_cmp=ZeroHedge

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