Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont démarré sur les chapeaux de roue, avec leur lot de surprises et de controverses. Entre le bling-bling assumé de Louis Vuitton et les dérapages morbides de la cérémonie d’ouverture, il y a de quoi être perplexe.
Commençons par le plus glamour : la présence omnipotente de Louis Vuitton, devenu partenaire officiel de l’événement pour la modique somme de 150 millions d’euros. La marque a littéralement inondé le stade de France de ses malles iconiques, habillant au passage les médailles et la torche olympique. Un défilé de luxe en plein cœur d’une célébration populaire, il fallait oser.

Bien sûr, certains crieront au génie marketing, d’autres au mauvais goût assumé. Voir des sportifs de haut niveau transformés en mannequins Vuitton, ça a de quoi faire grincer des dents. Surtout quand on connaît les valeurs d’humilité et de dépassement de soi censées porter l’olympisme.

Cette cérémonie d’ouverture a aussi brillé par son côté sinistre et morbide. Jugez plutôt : une parodie douteuse de La Cène version drag-queens, une Marie-Antoinette décapitée, des clins d’œil appuyés à la Révolution française… Le tout saupoudré de provocation gratuite et de références alambiquées. Un spectacle grinçant et malaisant, qui a laissé plus d’un téléspectateur sur sa faim.

Pourtant, sur le papier, l’idée était belle : célébrer l’histoire et la culture française dans toute sa diversité, bousculer les codes, oser la transgression. Mais force est de constater que le résultat final a davantage donné l’impression d’un grand n’importe quoi visuel, noyé sous les obsessions contemporaines et le politiquement correct.

Alors oui, l’art se doit de déranger, de faire réfléchir. Mais fallait-il pour autant sacrifier le bon goût et le respect sur l’autel du buzz et de la provocation ? Ces Jeux Olympiques auraient dû être une vitrine pour la France, un moment de grâce et de fête. Au lieu de cela, on a eu droit à un défilé de luxe clinquant et à un spectacle pompeux et morbide.

Deux extrêmes qui résument finalement bien le malaise de cette cérémonie d’ouverture. D’un côté, l’étalage obscène de faste et d’opulence, symbolisé par les malles Louis Vuitton. De l’autre, une esthétique glauque et sinistre, qui a plombé l’ambiance de cette soirée inaugurale.
Un grand écart schizophrénique entre bling-bling et morbidité, qui a laissé un goût amer à beaucoup. Comme si ces Jeux de Paris 2024 avaient vendu leur âme au diable du luxe et du spectacle à tout prix. Quitte à en oublier l’essentiel : le sport, la fête, le partage.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans cette cérémonie. Certains tableaux étaient réussis, certaines performances impressionnantes. Mais le sentiment global reste celui d’une occasion manquée, d’un gâchis artistique et humain.
Espérons que les prochains jours nous feront oublier ce démarrage raté, pour nous reconnecter avec la magie des Jeux. Car au-delà des malles de luxe et des mises en scène alambiquées, ce sont les exploits des athlètes qui doivent nous faire vibrer. Leur courage, leur abnégation, leur quête d’excellence.
C’est ça, l’esprit olympique. Et c’est précisément ce qui a cruellement manqué lors de cette cérémonie d’ouverture. Alors place au sport, place à l’émerveillement. Et tant pis pour le reste, fut-il cousu de logos dorés ou teinté de références morbides, sinistres et progressistes.
J'ai du faire un cauchemar #ceremoniedouverture #JO2024 #parodieIA pic.twitter.com/lIWuqXfznE
— mostraak.com (@mostraak) July 27, 2024