Profs punis pour tweets : le grand show du ministère

La liberté d’expression, cette petite chose fragile et paradoxale, qui semble si souvent s’égarer dans les méandres de l’administration ! Voici que deux professeurs ont été sanctionnés pour leurs propos sur les réseauxsociaux, nous offrant un spectacle édifiant et savoureux.

Notre cher ministre PapNdiaye se dresse, tel un justicier masqué, pour défendre l’honneur de la profession en justifiant ces sanctions : “des propos outranciers, complotistes, injurieux“. Que d’audace !

Quand l’éducation nationale se prend pour le gendarme de la pensée, le monde entier observe cette pantomime avec un mélange de stupéfaction et d’amusement. Oui, ces professeurs ont osé exprimer leur opinion, cet acte révolutionnaire qui dérange tant le pouvoir en place.

Mais laissons de côté les détails sordides de ces sanctions et admirons plutôt l’art consommé du retournement de veste de notre ministre. Après tout, pourquoi se soucier de l’éthique, de la déontologie ou du simple bon sens, quand on peut s’ériger en protecteur des valeurs républicaines tout en piétinant allègrement les principes de la liberté d’expression ?

Certes, il est vrai que les propos tenus par ces enseignants peuvent déplaire, voire choquer. Mais n’est-ce pas là le prix à payer pour une société libre et ouverte au débat ? En ces temps troublés, il semble que certains soient prêts à sacrifier les libertés fondamentales sur l’autel de la bien-pensance.

Ne nous leurrons pas, cette affaire n’est qu’un énième épisode de la guerre larvée que mène le ministère contre les enseignants qui osent s’exprimer librement. Alors que nos écoles croulent sous les problèmes, que la violence et la délinquance gangrènent notre société, voici que nos dirigeants s’acharnent sur ces boucs émissaires commodes, ces enseignants qui ont eu le malheur de franchir la ligne invisible du politiquement correct.

Et pendant ce temps, les vrais problèmes de l’éducation restent en suspens, abandonnés aux oubliettes de la politique spectacle. Quelle triste farce…

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