Pétrole russe: l’Inde et la Chine sauvent la mise

Quelle belle journée pour la Russie et son cher président, Vladimir Poutine! Malgré les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine, les exportations de pétrole russe sont revenues à leur niveau d’antan. La raison ? Les géants asiatiques, l’Inde et la Chine, qui se délectent de 90% du pétrole brut de Moscou. Bravo, l’Asie, d’apporter un peu de réconfort à notre (ancien) ami russe!

Ainsi, les deux mastodontes asiatiques s’offrent chacun la bagatelle de 1,5 million de barils par jour. Une belle affaire, d’autant plus que les prix proposés par Moscou sont fortement réduits, faisant le bonheur des économies indienne et chinoise. Après tout, pourquoi se priver d’une telle aubaine ?

Et que dire de l’Inde ? Passant de 1% d’importations de pétrole russe en 2021 à 51% au premier trimestre 2023, le pays semble avoir une soudaine envie de se rapprocher de Moscou. Quant à la Chine, déjà grande consommatrice de pétrole russe avant l’invasion de l’Ukraine, elle en demande encore plus et importe désormais 36% de son pétrole brut de Russie.

Certes, les revenus de la Russie ont diminué en raison des prix réduits, mais il faut bien admettre que l’augmentation des volumes d’exportation de pétrole a de quoi réchauffer le cœur de notre ami Vladimir. N’est-ce pas là une formidable histoire d’amitié et de solidarité entre nations ?

Tandis que l’Europe souffre de la hausse des prix du pétrole en raison du conflit russo-ukrainien et des sanctions, l’Inde et la Chine profitent de la générosité de Moscou. L’Inde, notamment, résiste à la pression de l’Occident pour imposer des sanctions économiques, préférant se concentrer sur son propre développement et les intérêts de sa population.

Et pourtant, certains s’étonnent du manque de critiques de l’Inde à l’égard de l’invasion russe. Mais ne devrait-on pas plutôt saluer la prudence et la sagesse de New Delhi, qui préfère ne pas se mêler des affaires d’autrui et rester neutre face à ce conflit délicat ?

Si cette situation peut sembler paradoxale au vu des tensions internationales, elle démontre une fois de plus que l’argent n’a pas d’odeur, et que le pétrole, lui, a un goût d’amitié entre nations.

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