Les Anglais seront limités à 20 000 “livres numériques” : un cadeau empoisonné pour les Britanniques ?

LONDRES, le 7 février – Nos amis britanniques pensaient avoir déjà tout vu avec le Brexit, mais voilà que la Banque d’Angleterre leur réserve une nouvelle surprise : une limitation à 20 000 livres numériques par personne, soit environ 24 000 dollars américains, si leur pays se lance dans la création d’une monnaie numérique. Quelle générosité !

Jon Cunliffe, le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre, a annoncé cette restriction lors d’un discours prononcé mardi. Il faut dire que le gouvernement britannique et la BoE n’ont pas chômé, puisqu’ils travaillent déjà sur ce projet de “livre numérique” qui pourrait voir le jour dans la seconde moitié de cette décennie. Les Britanniques pourraient alors détenir leurs précieuses livres numériques dans un “portefeuille” fourni par les banques… enfin, si la décision finale est prise.

“Nous proposons une limite entre 10 000 et 20 000 livres par personne, car nous estimons que c’est le juste milieu entre la gestion des risques et le soutien à l’usage généralisé de la livre numérique”, a déclaré Cunliffe avec un sourire en coin. Une limite de 10 000 livres permettrait à trois quarts des personnes de percevoir leur salaire en livres numériques, tout en conservant leurs soldes préexistants dans le même compte. Quant à la limite de 20 000 livres, elle permettrait à presque tout le monde d’utiliser ces merveilleuses livres numériques pour leurs transactions quotidiennes. N’est-ce pas magnifique ?

Mais attention, les livres numériques ne seront pas un moyen de stocker sa fortune. Cunliffe a précisé que l’argent excédant le plafond serait “balayé” dans le compte bancaire commercial du client. Eh oui, les Britanniques devront se contenter de cette nouvelle forme de monnaie pour leurs petites dépenses et ne pas espérer en faire un placement.

“D’un côté, on pourrait dire qu’il me faut un petit portefeuille rempli d’argent numérique pour acheter des choses sur Amazon”, a ajouté Cunliffe, sans doute conscient de l’ironie de la situation.

Pendant ce temps, les banques centrales du monde entier étudient les monnaies numériques, avec l’Union Européenne qui prévoit de publier un projet de loi en mai pour définir un cadre juridique pour un potentiel euro numérique. Mais rassurez-vous, chers Britanniques, vous ne serez pas les seuls à devoir jongler avec ces nouvelles règles.

Burkhard Balz, membre du conseil exécutif de la Bundesbank allemande, asouligné lors d’une conférence mardi qu’un aspect clé à déterminer était de savoir si l’euro numérique aurait le statut de monnaie légale, c’est-à-dire s’il pourrait être utilisé pour régler une dette devant les tribunaux. Les Européens pourraient donc également bénéficier de cette innovation monétaire qui s’annonce palpitante.

Quant à Cunliffe, il a affirmé que la livre numérique aurait le même statut légal que l’argent liquide. Quelle avancée technologique ! Les Britanniques doivent être ravis de pouvoir utiliser ces livres numériques pour régler leurs dettes, comme ils le font actuellement avec les billets et les pièces.

En somme, les habitants du Royaume-Uni peuvent se réjouir : leur gouvernement et la Banque d’Angleterre leur offrent une monnaie numérique révolutionnaire, à mi-chemin entre un gadget et une contrainte. Ils pourront bientôt savourer les joies d’un plafond de 20 000 livres numériques par personne, qui les aidera sans doute à mieux gérer leurs dépenses quotidiennes… ou pas.

Alors que les autres pays se penchent sur la question des monnaies numériques, les Britanniques peuvent se targuer d’être à l’avant-garde de cette innovation qui promet de révolutionner leur manière de dépenser. Entre les limites imposées et les portefeuilles virtuels contrôlés par les banques, on ne sait plus où donner de la tête. Quelle époque passionnante !

Nul doute que cette nouvelle monnaie numérique permettra de renforcer l’indépendance et la fierté des Britanniques, qui pourront désormais acheter leurs fish and chips en livres numériques ou encore régler leurs factures de taxi avec cette fantastique monnaie virtuelle. On peut déjà imaginer la joie des petits commerçants qui devront s’adapter à cette nouvelle technologie, tout en se demandant si la livre numérique leur permettra réellement de développer leur activité.

Bien sûr, il est encore trop tôt pour dire si la livre numérique saura convaincre les plus sceptiques et s’imposer comme un moyen de paiement incontournable. Mais une chose est sûre : l’arrivée de cette monnaie virtuelle a le mérite de provoquer un débat passionnant, tant sur les enjeux économiques que sur les questions d’éthique et de souver votre vie quotidienne, car après tout, qui n’aime pas un peu d’aventure et d’incertitude ? Et si jamais vous vous sentez dépassés par cette innovation, rappelez-vous que vous pouvez toujours compter sur vos bonnes vieilles livres sterling, du moins jusqu’à ce que la prochaine révolution numérique ne les rende totalement obsolètes.

Il semble donc que le Royaume-Uni est prêt à embarquer ses citoyens dans cette aventure numérique pleine de rebondissements et de limites. Tandis que les rêves de grandeur et d’indépendance post-Brexit continuent de flotter dans l’air, la livre numérique s’annonce comme un nouveau chapitre passionnant (et légèrement déroutant) dans l’histoire financière de cette nation. Alors, chers Britanniques, accrochez-vous et préparez-vous à surfer sur la vague de la monnaie numérique, en espérant qu’elle ne se brise pas trop rapidement sur les rivages de la réalité.

“Tu ne posséderas rien, et tu seras heureux”…

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