Cadeau empoisonné

Éclairons la scène avec un don philanthropique qui pourrait être tout sauf cela. Bill Gates (William Henry III), dont la fortune peut rivaliser avec le PIB de certains pays, a décidé de jouer à nouveau au sauveur du monde, en jetant son dévolu sur l’Afrique avec un investissement de 40 millions de dollars dans la technologie des vaccins à ARNm. Apporter la technologie des vaccins à ARNm à un continent qui lutte contre diverses maladies infectieuses. Mais, éclaircissons un peu le tableau avec une loupe critique.

Le projet de Gates, qui s’articule autour de l’investissement dans la société belge Quantoom Biosciences et de la dissémination de sa technologie de fabrication de vaccins à ARNm à travers l’Afrique, sème la discorde parmi les scientifiques et les médecins. Bien sûr, on pourrait se laisser berner par le discours enjolivé de Gates, faisant l’éloge des vaccins à ARNm pour leur capacité à être produits à une vitesse et une qualité “incroyables”. Mais pourquoi donc y a-t-il un chœur de voix discordantes dans la communauté médicale ?

Les critiques, dont certaines voix éminentes de la médecine, pointent du doigt la technologie des vaccins à ARNm, la qualifiant de potentiellement dangereuse et mettant en lumière les risques de toxicité et de décès qui lui sont associés.

Dr Pierre Kory

Le Dr Pierre Kory a même qualifié la technologie de “catastrophe humanitaire” dans les économies de santé avancées.

Mais Gates, avec son sourire éternellement optimiste, semble ignorer ces voix de la discorde, prêchant la nouvelle ère des vaccins à ARNm, sans donner de poids aux inquiétudes soulevées par ceux qui sont au front des soins de santé. L’Afrique, qui a, jusqu’à présent, géré la pandémie de COVID-19 de manière assez impressionnante sans les vaccins à ARNm, est maintenant face à un dilemme. Doit-elle accepter ce “cadeau” enveloppé dans des intentions apparemment nobles mais possiblement lourdes de conséquences tragiques ?

Les défenseurs de la santé en Afrique applaudissent, espérant probablement que cette technologie les libérera du joug des épidémies futures.

Dr Meryl Nass

Cependant, le Dr Meryl Nass et d’autres soulignent que cette “offrande” pourrait être un cheval de Troie, plus nocif que bénéfique, suggérant même que l’Afrique devrait “refuser le cadeau”.

Cependant, Gates, dans son château lointain, semble indifférent à ces préoccupations, s’engageant dans une mission pour éradiquer non seulement la polio, mais également pour introduire la technologie des vaccins à ARNm pour diverses autres maladies. Pour lui, les avantages l’emportent apparemment sur les risques.

Il sera intéressant de voir si les leaders africains se laisseront bercer par les promesses de Gates ou s’ils prêteront une oreille aux voix critiques, choisissant une voie de prudence et de diligence raisonnable.

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